Réfection du réseau d'égouts et d'aqueduc, le conseiller Denys Gagnon prend position
Soucieux d’informer les citoyennes et citoyens de Sainte-Anne-des-Plaines sur les travaux d’infrastructures égouts/aqueduc, monsieur Denys Gagnon, conseiller municipal, a fait parvenir au Cyber SADP un communiqué expliquant la répartition des coûts de réfection du réseau d’égouts et d’aqueduc. Monsieur Gagnon croit fermement qu’en étant adéquatement informés, les Anneplainois prendront une meilleure décision.

Denys Gagnon, conseiller

« Pour répartir les coûts de réfection du réseau d’égouts et d’aqueduc d’une partie des rues Therrien, des Cèdres et de la 2ième Avenue ainsi que d’un bassin de rétention, saviez-vous que la facture pour un emprunt de 6,4 millions $ sera payée par tous les propriétaires desservis par l’égout sanitaire, même s’ils ont déjà payé leurs propres infrastructures?

Même en recevant toutes les subventions espérées, la dette serait de 3,4 millions $. C’est 60 $ de plus par année pour une maison de 150 000 $ ou 80 $ pour 200 000 $, etc. Pour les quatre à six gros magasins, c’est entre 1 000$ et 1 500 $ de plus de taxes chaque année pour 25 ans. Qui, pensez-vous, va payer la note à la fin?

Si vous n’êtes pas d’accord avec ce règlement, vous devez manifester votre opposition en votant à l’Hôtel de Ville, lundi le 16 juin de 9 heures à 19 heures. 500 votes sont nécessaires!!! ».


Selon monsieur Gagnon : « Les travaux sont indispensables mais le partage de la facture me semble inéquitable ». Il tient donc à rappeler à la population certains faits.

« Jusqu’au début des années 80, les égouts municipaux étaient constitués d’un seul tuyau recevant à la fois les eaux usées et les eaux pluviales. Or, c’est ce qui constitue le problème de la rue Therrien et de la 2e Avenue; ce tuyau unique reçoit plus de liquides que sa capacité, ce qui a amené des refoulements et des inondations de sous-sol. Lors de grandes pluies et au printemps, la Ville doit donc déverser directement dans le ruisseau des eaux sales (vous avez sûrement aperçu la fameuse pompe de temps à autre).

Les installations construites plus récemment comportent deux tuyaux, un pour les eaux usées (le sanitaire) qui sont dirigées aux étangs d’épuration et un autre pour les eaux pluviales ou de surface (le pluvial) qui vont directement au ruisseau. Les propriétés dotées des nouvelles installations ont donc coûté plus cher pour leurs infrastructures parce que plus modernes et plus performantes.

Une question se pose. Est-il normal que les propriétaires des nouveaux projets domiciliaires paient le coût complet de la réfection d’un réseau désuet et mal conçu au départ? Bien sûr, la Ville paiera moins de frais d’opération et moins de réclamations et, socialement, nous avons une responsabilité de protéger l’environnement. Cependant, les citoyens riverains auront plus de facilité à s’assurer, moins de soucis lors de grandes pluies et une bien meilleure valeur pour leur propriété. Ne serait-il pas plus normal que 60 % de la facture aille aux résidents qui bénéficieront directement de cette amélioration? Après tout, les riverains de la 5ième Avenue et d’autres ont bien payé la totalité de la réfection des infrastructures devant chez eux il n’y a pas si longtemps.

Avez-vous posé la question à vos élus municipaux de quelle manière seront payés ces travaux évalués à près de 7 millions $? Demandez, c’est vous qui payez! Et la facture pourrait être salée… » de conclure monsieur Gagnon.

 

Le Cyber journal SADP (www.cybersadp.com) - Tous droits réservés - 14.06.2008