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L'assemblée
a été menée par madame Catherine Collin, mairesse,
accompagnée de monsieur Carl St-Louis (directeur des travaux
publics), de monsieur Bruno Crispin (de la firme Dessau-Soprin),
de monsieur Serge Lepage (directeur général de la
ville) et des conseillers municipaux.
Après
avoir fait un bref historique (les précipitations exceptionnelles
du 19 août 2006 et leurs conséquences désastreuses),
madame Collin a présenté les normes à respecter,
les objectifs et la nature des travaux, un bilan des actions accomplies
et à accomplir ainsi que la solution retenue quant aux travaux
à effectuer. Par la suite, elle a présenté
deux scénarios de financement de ces travaux, thème
qui a suscité rapidement de nombreuses réactions dans
l'assistance.
Voici
en résumé les données présentées
:
| Coût
total des travaux (estimé) : |
6
400 000 $ |
| Subvention
(taxe d'accise fédérale sur l'essence) : |
2
000 000 $ |
| Subvention
(fonds sur l'infrastructure municipale rurale) : |
950
000 $ |
| Coût
des travaux (portion à taxer sur 25 ans) : |
3
450 000 $ |
Solution
A
100
% à payer par les 4125 propriétés de la zone
urbaine reliées au collecteur de la rue Therrien pour l'ensemble
des travaux, ce qui représente 75 $/année pour chaque
propriété (d'une valeur moyenne de 160 000 $) pour
une durée de 25 ans.
Solution
B
12,43
% à payer par l'ensemble des propriétés (en
zone urbaine et rurale) pour les travaux d'asphaltage et les trottoirs,
ce qui représente 7 $/année pour chaque propriété
(d'une valeur moyenne de 160 000 $) pour une durée de 25
ans.
76,13
% à payer par les 4125 propriétés de la zone
urbaine reliées au collecteur de la rue Therrien pour les
travaux d'égout sanitaire et du bassin de rétention,
ce qui représente 55 $/année pour chaque propriété
(d'une valeur moyenne de 160 000 $) pour une durée de 25
ans.
11,44
% à payer par les 58 propriétés de la rue Therrien
et de la 2e Avenue pour les travaux d'aqueduc, ce qui représente
450 $/année pour chaque propriété (d'une valeur
moyenne de 160 000 $) pour une durée de 25 ans.
En
résumé :
| Coût
total des travaux (estimé) |
Augmentation
de taxes
(pour une propriété d'une valeur moyenne de
160 000 $ pour 25 ans) |
| |
Solution
A |
Solution
B |
| Zone
rurale |
0
|
7
$ |
| Zone
urbaine |
75
$ |
62
$ (7 $ + 55 $) |
| Rue
Therrien et 2e Avenue |
75
$ |
512
$ (7 $ + 55 $ + 450 $) |
Assemblée d'information ou de consultation ?
Suite à la présentation de ces deux scénarios, madame
Collin a dit souhaiter connaître le pouls la salle à
l'aide d'un vote à main levée. Elle a indiqué
à ce moment qu'elle voulait que les gens se prononcent suite
à la période de questions. De nombreux citoyens se
sont opposés à cette façon de faire puisque
cette assemblée était informative et que lors de sa
convocation il n'était pas prévu qu'un vote soit tenu.
À la fin de l'assemblée, madame Collin est revenue
sur sa demande de vote, mais en vain, de nombreuses personnes quittant
la salle à ce moment.
Questions et commentaires des citoyens présents
Lors
de la période de questions et commentaires, on a pu observer
clairement du mécontentement pour chacun des scénarios.
De nombreuses interventions enflammées ont suscité
des réactions dans l'assemblée. Les résidents
du secteur concerné, visiblement fort nombreux dans la salle,
se sont opposés farouchement à la solution B en appelant
leurs concitoyens à la solidarité et en soulignant
qu'ils sont les victimes d'un problème causé par toutes
les résidences de la ville.
D'autres citoyens se sont demandé
si le partage des coûts serait une nouvelle orientation pour
l'avenir. Un citoyen de la rue Beaupré a indiqué que,
dans son secteur, des travaux ont été effectués
à la fin des années 90 et que seuls les résidents
du secteur ont dû en assumer les coûts, ayant comme
conséquence des hausses substantielles de taxes et ce, pour
20 ans. Ce citoyen a affirmé payer 1200 $ de plus de taxes
par année. Certains intervenants ont fait remarquer que pour
les résidents du secteur urbain, les solutions A et B représentaient
aussi peu que 13 $ de différence. Des citoyens du secteur
rural ont dit qu'ils n'ont pas à payer pour les égouts
du secteur urbain, car ils paient déjà leurs installations
sanitaires. D'autres citoyens ont questionné la raison pour
laquelle on revenait sur un scénario déjà rejeté
(règlement 821) ou la pertinence des travaux à effectuer
en se demandant s'ils étaient tous nécessaires.
Demande pour une meilleure diffusion de l'information
Un
citoyen a précisé que l'information diffusée
lors de cette assemblée aurait dû l'être depuis
longtemps et a dit souhaiter être beaucoup mieux informé
dans l'avenir pour tous les projets ayant des impacts financiers
et sociaux, notamment le projet de construction d'une piscine et
le déménagement des terrains de balle entraînant
la disparition du seul parc au centre-ville.
En
terminant, madame Collin a précisé que le nouveau
règlement serait présenté lors de la séance
du Conseil municipal le 12 août. Comme elle l'a répété
plusieurs fois lors de la soirée, il est souhaitable que
les travaux, qui visent à régler le problème
à sa source, s'effectuent le plus rapidement possible pour
éviter des hausses de coût et aussi la perte de subventions.
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