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| Une piscine à Ste-Anne, la population s'informe et s'exprime | |
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Dominique Beaudoin
Photographe
: Timothée Beaudoin-Guzzo |
Plus de 225 citoyens et citoyennes s'étaient déplacés pour l'occasion |
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Environ 200 citoyens se sont déplacés pour assister à une assemblée publique d'information sur le projet de piscine intérieure (nommé également centre aquatique) qui a eu lieu ce mardi, 17 février 2009, au Centre Jean-Guy Cardinal. L'assemblée a été menée par madame Catherine Collin, mairesse. Madame Collin a souligné d'entrée de jeu que cette assemblée servait à permettre aux citoyens de se faire une opinion plus juste du projet et à s'assurer que ceux qui sont contre le projet le seraient pour les bonnes raisons et non suite à de la désinformation. Les thèmes abordés lors de cette soirée furent l'historique du projet du centre aquatique, ses avantages, son financement, sa présentation technique, le tout suivi d'une période de questions. Après avoir pris la parole pendant environ 45 minutes, madame Collin a répondu aux questions des citoyens durant 75 minutes. |
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Lors de la période de questions, une vingtaine de citoyens ont pris la parole. Il est apparu clairement que la majorité des intervenants émettaient des doutes sur différents aspects du projet ou y étaient opposés. Plusieurs ont reçu les applaudissements nourris des nombreux participants. Quelques interventions portaient sur des questions techniques, bon nombre sur l'aspect du financement, du sondage et de la façon pour les citoyens de manifester leur opposition. Une seule intervenante, la dernière, a émis un commentaire très positif, soulignant qu'il s'agissait selon elle d'un projet formidable, qui proposait une activité pour les citoyens de tous âges et qu'il fallait arrêter d'être négatifs. Le sondage (1) Effectué en mars 2008, le sondage à partir duquel on affirme que le projet de piscine est « réclamé par 85 % de la population » (2) a suscité beaucoup de commentaires de la part des personnes présentes. Plusieurs questionnaient la validité des résultats du sondage en raison du petit nombre de citoyens sondés (228) et du fait qu'il a été réalisé il y a maintenant un an (la situation économique ayant passablement changé depuis). Madame Collin, tout en indiquant que les résultats du sondage ont été une des étapes dans la poursuite des démarches pour la réalisation du projet, mentionne que « nous ne nous basons pas sur les sondages pour prendre nos décisions ». Elle est d'avis néanmoins que la firme de sondage L'Observateur a utilisé un échantillonnage représentatif à des fins statistiques. Toutefois, des participants ont fait remarquer la contradiction entre le fait que 896 citoyens avaient signé, en juin 2008, le registre pour s'opposer au règlement 821, ce nombre n'étant semble-t-il pas suffisant pour en tenir compte (puisqu'un deuxième règlement assez semblable a été présenté) et le fait de se baser sur un sondage effectué avec aussi peu que 228 répondants pour aller de l'avant avec le projet. Le financement du projet Les coûts du projet, estimés à 6 177 166 $, seraient assumés à 50 % par un OSBL (un organisme sans but lucratif) et à 50 % par une subvention du gouvernement du Québec, donc 3 088 583 $ pour chacun. Puisque « la Ville s'engage à garantir le montant déficitaire des coûts d'opération du centre aquatique par l'OSBL » (3), l'impact sur les taxes est estimé à 0,035 $ par 100 $ d'évaluation pour la première année et à 0,033 $ pour chacune des 2 années suivantes (les prévisions ayant été faites sur 3 ans). Ce qui représente un coût de 52,50 $ pour une maison d'une valeur de 150 000 $ et de 70,00 $ pour une maison d'une valeur de 200 000 $. Dans le dépliant, on indiquait cependant un coût de 0,02 $. Beaucoup de questions et commentaires de citoyens ont porté sur différents aspects du financement du projet, notamment la surestimation des revenus. Madame Collin, tout en refusant de « faire un débat sur nos chiffres » concède que les revenus sont difficiles à évaluer. Elle a même mentionné que si elle coupait les chiffres des revenus en deux (150 000 $) l'ajout sur le compte de taxes passerait à 77,50 $ pour une maison d'une valeur de 150 000 $ et de 100,00 $ pour une maison d'une valeur de 200 000 $, soit « l'équivalent de deux sacs de chips par semaine ». D'autres aspects discutés : le fait que la subvention du gouvernement serait probablement versée sur 10 ans (ce qui représente un financement à assumer entièrement par l'OSBL), la sous-estimation des coûts de la réalisation du projet (aucun dépassement de coût n'a été prévu, ce qui pour plusieurs est impossible dans ce genre de construction), l'absence de cautionnement de soumission. Soumission illégale ? Monsieur Michel Messier, un coordonnateur de projets, a développé plusieurs de ces aspects en indiquant son inquiétude pour le déficit réel qui lui semble plus élevé que celui anticipé. Il a de plus affirmé que selon un fiscaliste qu'il a consulté, la soumission est illégale, puisque les plans ont ensuite été changés pour respecter les prévisions. Il aurait alors fallu, selon lui, reprendre ensuite le processus de soumissions. Un registre ? Un référendum ? Lors de la période de questions, plusieurs intervenants ont demandé si la ville comptait retourner consulter les citoyens. À la question de monsieur Yves Lauzon, à savoir si elle s'engageait à tenir un registre, madame Collin a répondu : « Je ne crois pas que se tiendra un registre si la loi ne nous y oblige pas ». Pourtant, dès qu'il est question d'un règlement d'emprunt (ici, il y aurait la garantie de l'emprunt de l'OSBL par la ville, qui devrait le rembourser advenant un défaut de paiement), l'ouverture du registre serait automatique. La mairesse a convenu que c'est probablement le cas. Elle a plus tard répondu à Monsieur André Labelle qui se demandait de quelle façon les citoyens pourraient alors s'objecter au projet, « ce soir, j'achète plus l'idée d'un référendum que d'un registre ». Toutefois, les coûts reliés à cette opération n'ont pas été mentionnés. Madame Collin a assuré qu'elle prenait note des commentaires émis par les citoyens sur le projet et d'ajouter " si je me rends compte que la majorité des gens sont contre, je ne le ferai pas. " Cette assemblée ne lui aura sûrement pas donné l'impression que la majorité des citoyens sont en accord avec le projet. (1)
Les résultats du sondage sont disponibles sur demande écrite
à l'Hôtel de ville.
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