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| Dossier Piscine : Un coupon-réponse postal ??? | |
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Dominique Beaudoin
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Lors de l'assemblée municipale tenue le 10 mars 2009, le projet de piscine a encore fait des vagues. En effet, madame Isabelle Charbonneau (en remplacement de madame Catherine Collin, retenue à la maison pour des raisons familiales) a présenté une motion à l'effet que la Ville donne avis au ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport de son intention de réaliser le projet de construction d'une piscine intérieure par l'entremise d'une corporation sans but lucratif, à laquelle sera transférée la propriété sous forme d'un bail emphytéotique, le financement et l'opération du bâtiment. Cette motion n'engage pas encore la ville, mais avise le ministre que le projet est encore existant. Cette motion a été adoptée suite à un vote, le conseiller Denys Gagnon s'y étant opposé. |
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De plus, l'administration Collin a décidé de procéder à l'envoi d'un dépliant dans tous les foyers. Ce dépliant résumera les questions et réponses de l'assemblée d'information du 17 février et comportera un coupon-réponse à retourner par la poste, le citoyen se prononçant pour ou contre le projet. Madame Charbonneau, en réponse à une question, a affirmé que cette façon de procéder était considérée comme un référendum. On se rappelle que lors de l'assemblée d'information tenue le 17 février , de nombreux citoyens réclamant que la population soit à nouveau consultée d'une façon plus rigoureuse qu'un sondage, la mairesse avait alors dit « que ce soir, j'achète plus l'idée d'un référendum que d'un registre ». Le projet de piscine, ainsi que le choix du procédé pour consulter les citoyens, a soulevé de nombreuses questions, réactions et commentaires des personnes présentes dans la salle, tout comme ceux des conseillers municipaux. Après avoir expliqué les motifs de son opposition, monsieur Denys Gagnon a demandé aux gens qui sont contre le projet de se mobiliser. Les autres conseillers ont répondu aux questions et défendu les choix de la ville et le projet comme tel. La procédure choisie, dont les coûts n'ont été donnés qu'approximativement, a été questionnée quant à sa validité légale, l'absence de contrôle, le fait que l'information dans le dépliant comporterait peut-être des différences avec celles données lors de la soirée d'information. Un citoyen a alors affirmé qu'un référendum c'était sérieux et qu'il ne coûterait rien s'il était fait au moment d'une élection. Les conseillers ont réaffirmé qu'ils procédaient ainsi pour donner suite aux demandes de consultation et pour être transparents. En plus de contester le procédé, de nombreux citoyens se sont objectés de nouveau à la poursuite du projet. La validité du sondage a de nouveau été questionnée. Le projet semble susciter des inquiétudes quant aux sommes qu'il implique, surtout en cette période d'instabilité économique, sommes qui pour certains semblent minimisées par rapport aux coût réels qui devront être assumés par la ville, donc par les citoyens via les taxes municipales. Certains ont demandé à la ville de reporter le projet de quelques années. Monsieur Serge Lepage, directeur général de la ville, en réponse à un citoyen sur l'obligation ou non de tenir un registre, a mentionné que la loi mentionne que si la ville cautionne un emprunt, le ministère des Affaires municipales peut demander à la ville de tenir un registre. Il semble que le montant de la caution est un facteur qui peut influencer la décision de demander ou non la tenue d'un registre.
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