e

Réactions mitigées suite à l'inauguration du Groupe de médecine familiale à Sainte-Anne-des-Plaines

jean-frederic.martin@mediaTIC.ca

Photo : Archives

Le conseiller Alain Cassista

Le conseiller Alain Cassista a profité de son droit de parole, au point 10 de l'assemblée municipale de mardi dernier, pour exprimer clairement son point de vue face à la création d'un GMF à Sainte-Anne-des-Plaines. Il réagissait ainsi à l'annonce effectuée lors d'un point de presse tenu la veille.

Selon monsieur Cassista, il s'agit certes d'un pas dans la bonne direction, mais beaucoup de travail reste encore à faire.

« Nous ne pouvons que nous réjouir de l'arrivée d'une infirmière clinicienne qui viendra soutenir nos médecins dans leur travail, mais le problème du manque de médecins demeure entier », a-t-il déclaré.

Il a ensuite rappelé que Sainte-Anne-des-Plaines ne disposait que d'un ratio de 0,44 médecin par 1000 habitants, alors que ce même ratio est de 1,23 dans le reste de la province.

Pour le docteur Marie-Claude Auger, médecin responsable du GMF, l'arrivée de cette infirmière, qui travaillera 28 heures par semaine, constitue une excellente nouvelle. « Elle sera en mesure d’effectuer certains suivis et enseignements auprès des patients, ce qui permettra d’offrir un service encore plus personnalisé. Au total, le GMF Sainte-Anne-des- Plaines sert 5200 patients ». Selon elle, l'infirmière constitue un rouage important de la restructuration, qui est une première étape. Le docteur Auger souhaite qu'à court terme, un 7e médecin se greffe au personnel médical de la clinique locale.

Le GMF Sainte-Anne-des-Plaines est le 5e à voir le jour dans le secteur de Thérèse-De Blainville et le 15e dans l’ensemble des Laurentides. « Notre collaboration avec les cinq GMF du secteur de Thérèse-De Blainville nous permet de donner accès à un médecin de famille à plus de 55 000 personnes actuellement inscrites à l’un de ces GMF. Dans un contexte où il est de plus en plus difficile d’avoir un médecin de famille, le soutien que nous apportons à ces GMF est important. Nous pouvons donc améliorer les conditions de pratique des médecins et, par le fait même, offrir un meilleur service à la population », s’est réjoui monsieur Michel Hébert, directeur de la planification et de l’organisation des services au CSSS de Thérèse-De Blainville.

Toutefois, c'est avec des cliniques plus au nord que s'effectuera la collaboration avec notre GMF. En effet, lorsque notre clinique sera fermée, la population anneplainoise devra se déplacer vers Saint-Antoine ou Saint-Hippolyte pour recevoir ses soins. Ceci a laissé le conseiller municipal Mario Gauthier plutôt perplexe. « Je m'interroge à savoir pourquoi nous ne nous sommes pas dirigés vers les cliniques de notre MRC », a-t-il demandé au docteur Auger. En guise de réponse, cette dernière a mentionné qu'en raison des affiliations avec l'Hôtel-Dieu de Saint-Jérôme, les affinités étaient plus grandes avec les médecins des cliniques Antoine-Labelle, Saint-Antoine et Saint-Hippolyte.

Quant au maire Guy Charbonneau, il a exprimé sa déception, lors d'une courte entrevue au Cyber journal. L'annonce de lundi ne constitue selon lui que le statu quo avec une infirmière. « Je suis loin d'être certain que notre population acceptera d'aller jusqu'à Saint-Hippolyte pour une urgence. Cette mesure ne nous apporte aucun nouveau médecin, ici. Notre ratio médecins/1000 habitants se situe à 35 % de la moyenne québécoise. Pourtant, lorsque je paie mes impôts, je n'envoie pas au gouvernement que 35 % du montant qui m'est réclamé », a-t-il souligné.

 

Le Cyber journal SADP (www.cybersadp.com) - Tous droits réservés - 15.07.2010