|
Un
film à voir. Leur réalité les oblige à
revendiquer ce qui était au départ... leurs propres
terres. Ces mêmes terres sont celles que les gouvernements
- tant fédéral que provincial - les ont forcé
à les céder au fil des années, en faisant des
moyens de pression et en allant jusqu'à acheter leur vote.
Ils furent également la cible de mesures d'assimilation,
notamment par l'Église. On alla même jusqu'à
les obliger à renier leur culture, sans parler des abus physiques
et sexuels, qu'ils ont aussi subis par ces gens de toge.
Les
principaux partis politiques, que ce soit le PQ, le PLQ ou l'ADQ,
ont toujours fait la sourde oreille vis-à-vis cette question
des territoires qui appartiennent aux Autochtones. Ils ont fait
cette sourde oreille pour une question de gros profits, faits sur
le dos des Autochtones, eux qui « squattent » leurs
terres dans des cabanes sans électricité, ni eau courante,
sans services, ce qui fait que plusieurs d'entre eux contractent
plusieurs maladies dues à l'insalubrité de leurs résidences.
Il ne faut pas tirer trop vite la conclusion qu'il s'agit de paresse.
Pour la plupart, ils n'ont pas reçu l'éducation « des
Blancs »'; ils y ont été forgés
dès leur jeune âge par les religieux, et forgés
dans le moule de l'industrialisation, ce qui était tout un
changement de culture alors qu'ils vivaient de la chasse et de la
pêche, bref en harmonie avec la nature.
Par
la suite, les gouvernements n'ont cessé de leur manquer de
respect tout en les exploitant de l'autre côté. Hydro
Québec a fait bâtir des barrages à proximité
des réserves et territoires des Anishnaabe, mais en orientant
ses lignes électriques vers d'autres endroits que là
où se trouvent les résidences de ces personnes; encore
plus scandaleux encore, Hydro Québec a parfois refusé
d'y installer des turbines pour fournir de l'électricité,
laissant les Anishnaabe dans une misère plus qu'évidente
! À cet effet, Le peuple invisible est un documentaire
très révélateur
Le présent gouvernement
Charest a accordé, il y a quelques mois, près de 500 millions
en réduction d'impôts à une classe sociale aisée
qui n'en avait pas de besoin; 500 millions, ça aide
à régler bien des problèmes, et ça remplit
aussi bien des ventres vides. Voilà bien la priorité
d'un gouvernement libéral.
Et
pourtant, de ce peuple qui est coupé de plus en plus de sa
culture et de ses origines, nous pouvons effectuer un parallèle
pour le peuple québécois. Bien des Québécois
ont aussi abandonné, au fil des années, la revendication
pour un Québec libre et indépendant, et ce malgré
toutes les hontes qui continuent d'affluer d'Ottawa et de son Parlement
bi carcéral à l'égard des peuples québécois
et anishnaabe. L'importance de se réapproprier sa culture
est toujours d'actualité. La nécessité de l'indépendance
du Québec est, quant à elle, tout autant primordiale
et vitale. Un Québec indépendant fera mieux qu'un
gouvernement d'Ottawa dont les paroles ont toujours été
vides de sens et de gestes concrets, sauf bien sûr pour les
amis du parti
Est-ce
que cela est normal de laisser vivre des gens dans de telles conditions
? Est-ce que cela est normal, au Québec, que des gens vivent
dans des conditions désastreuses, comme dans le tiers monde ?
Est-ce que cela est normal de voir ainsi des compagnies piller les
ressources qui ne sont pas les leurs et qui appartiennent plutôt
aux autochtones ?
Il
faut agir!
C'est
pour cela que Québec Solidaire, lors des récentes
élections provinciales, avait des propositions à ce
sujet. Ce sont des propositions qui sont toujours d'actualité
:
Proposition 3 : Québec solidaire reconnaîtra le droit
à l'autodétermination des nations autochtones, assurera
le respect de leurs droits inaliénables et établira
des rapports de peuple à peuple avec les onze nations présentes
sur le territoire du Québec. Il favorisera, par le biais
de négociations de nation à nation, l'accès
aux ressources et aux territoires dont le Québec dispose
et qui permettrait aux Premières Nations d'avoir les moyens
de leur autonomie et soutiendra les démarches des autochtones
hors réserve pour améliorer leurs conditions de vie.
Proposition
4: Le soutien aux femmes autochtones (Grandir ensemble). Québec
solidaire appuiera aussi fermement, en rendant accessible des ressources
financières et autres, les démarches des femmes autochtones
en faveur du respect de leurs droits fondamentaux.
Proposition
3 : Une campagne nationale contre la violence faite aux femmes.
Québec
solidaire élaborerait également et mettrait en place
une politique pour contrer les violences faites aux femmes et instaurerait :
1. L'adoption des mesures nécessaires, législatives
ou autres, pour combattre les violences faites aux femmes;
2. Une campagne de sensibilisation sur les violences faites aux
femmes avec des moyens suffisants (exemple : la campagne contre
la cigarette);
3. Le support financier aux groupes de femmes.
Vous
pouvez consulter ce que l'ADQ, le PLQ ou le PQ avait à dire
à propos des peuples autochtones, lors des dernières
élections.
Aucun
d'eux ne mentionnait même le mot ''autochtone'', comme s'ils
n'existaient pas.
Le
PQ n'en parle pas un mot dans ces lignes où il parle de la
souveraineté du Québec à faire.
Le
constat est encore plus désastreux avec le Parti Libéral
du Québec : c'est le parti de l'économie, exclusivement.
Aucune
référence aux valeurs humaines n'y existe. Pour le
PLQ, la première priorité est la santé ; mais
que dire de la santé des autochtones, eux qui vivent dans
la misère sur leur réserve. De plus, pour les libéraux,
la santé passe par la prévention ; et pourtant, ce
même parti ne fait toujours rien pour les autochtones. Le
PLQ est un parti du généralisme économique,
de la création de la richesse et des infrastructures comme
moteurs de l'économie.
Alors,
nous nous poserons la question suivante : Pourquoi maintenir dans
la pauvreté les autochtones du Québec ?
|