Hypersexualisation, ou le sexe au et dans notre quotidien
Monique Veilleux et Daniel Cadieux
monique.veilleux@cybersadp.com

Ce 21 avril dernier, le député de Blainville, monsieur Pierre Gingras, s'est entouré de madame Estelle Caron (intervenante de la CALACS*), madame Johanne Fontaine (du Centre Rayons de femmes Thérèse de Blainville) et madame France Lachance (directrice de la Maison de la Famille) pour annoncer qu'il allait verser, à partir de son budget discrétionnaire, un montant de 1000 $ à chacune des quatre écoles secondaires de sa circonscription afin de promouvoir des activités pour sensibiliser les jeunes à l'hypersexualisation.


De gauche à droite, madame Estelle Caron, madame Joanne Fontaine, le député Pierre Gingras, ainsi que madame France Lachance de la Maison de la Famille de Sainte-Anne-des-Plaines

Ce plan d'action a été pris au terme de la journée régionale de réflexion sur l'hypersexualisation qui avait été organisée, ce 17 avril dernier, par le Comité régional de concertation intersectorielle en matière d'agression sexuelle, en partenariat avec l'Agence de la santé et des services sociaux des Laurentides, où plus de 300 personnes ont participé : des intervenants provenant de commissions scolaires, d'écoles, de polyvalentes, du réseau des services de santé et des services sociaux, du milieu communautaire, du secteur municipal et des services de police, ainsi que des étudiants et des parents.

Monsieur Gingras a mentionné, lors de cette conférence de presse, qu'il fallait se questionner sérieusement sur le sujet. À tour de rôle, mesdames Caron, Fontaine et Lachance y sont allées de statistiques et de faits alarmants entendus lors de la journée régionale de réflexion sur l'hypersexualisation :

  • Pour une jeune fille, ce n'est pas assez d'être belle, il faut être SEXY. »

  • Il y a surenchère sexuelle dans les revues (les intervenants n'ont pu faire la différence entre des photos provenant de revues pour jeunes filles et d'autres provenant de revues pornographiques).

  • Il y a 98 millions de clics par jour sur Internet pour de la sexualité.

  • Le sexe est banalisé et courant chez les jeunes.

  • Des médecins rapportent que des jeunes filles de 10 à 12 ans n'ont jamais embrassé mais ont pratiqué des fellations considérant l'acte moins intime.

  • 35 % des jeunes filles de 6 à 12 ans suivent des régimes minceurs.

  • Les mannequins d'aujourd'hui sont 15 % plus minces qu'il y a 20 ans simplement pour des fins de commercialisation.

  • La prostitution rapporte près de 97 milliards aux États-Unis et les jeunes filles ont acheté pour 152 millions de strings.

  • Le député Pierre Gingras voudrait que le 1000 $ versé aide les intervenants sur le terrain et tient à ce que l'école soit libre d'adopter ses propres projets. Le montant sera versé, dès la rentrée scolaire, aux écoles suivantes : École secondaire du Harfang (Ste-Anne-des-Plaines), École secondaire Rive-Nord (Bois-des-Filion), École secondaire Henri-Dunant (Blainville) et École secondaire Lucille-Teasdale (Blainville).

Monsieur Gingras a conclu en précisant que le problème n'en était pas un de la jeunesse mais un de la société adulte et que, bien qu'il ignorait si c'était le père, le citoyen ou le député qui a pris la parole aujourd'hui, il tenait plus que tout à participer en travaillant pour et surtout avec la communauté.


* Centres d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel

 

Le Cyber journal SADP (www.cybersadp.com) - Tous droits réservés - 25.04.2008