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Ce
plan d'action a été pris au terme de la journée
régionale de réflexion sur l'hypersexualisation qui
avait été organisée, ce 17 avril dernier, par
le Comité régional de concertation intersectorielle
en matière d'agression sexuelle, en partenariat avec
l'Agence de la santé et des services sociaux des Laurentides,
où plus de 300 personnes ont participé : des intervenants
provenant de commissions scolaires, d'écoles, de polyvalentes,
du réseau des services de santé et des services sociaux,
du milieu communautaire, du secteur municipal et des services de
police, ainsi que des étudiants et des parents.
Monsieur
Gingras a mentionné, lors de cette conférence de presse,
qu'il fallait se questionner sérieusement sur le sujet. À
tour de rôle, mesdames Caron, Fontaine et Lachance y sont
allées de statistiques et de faits alarmants entendus lors
de la journée régionale de réflexion sur l'hypersexualisation
:
-
Pour une jeune fille, ce n'est pas assez d'être belle, il
faut être SEXY. »
- Il
y a surenchère sexuelle dans les revues (les intervenants
n'ont pu faire la différence entre des photos provenant
de revues pour jeunes filles et d'autres provenant de revues pornographiques).
- Il
y a 98 millions de clics par jour sur Internet pour de la sexualité.
- Le
sexe est banalisé et courant chez les jeunes.
- Des
médecins rapportent que des jeunes filles de 10 à
12 ans n'ont jamais embrassé mais ont pratiqué des
fellations considérant l'acte moins intime.
- 35 %
des jeunes filles de 6 à 12 ans suivent des régimes
minceurs.
- Les
mannequins d'aujourd'hui sont 15 % plus minces qu'il y a 20 ans
simplement pour des fins de commercialisation.
- La
prostitution rapporte près de 97 milliards aux États-Unis
et les jeunes filles ont acheté pour 152 millions de strings.
- Le
député Pierre Gingras voudrait que le 1000 $
versé aide les intervenants sur le terrain et tient à
ce que l'école soit libre d'adopter ses propres projets.
Le montant sera versé, dès la rentrée scolaire,
aux écoles suivantes : École secondaire du Harfang
(Ste-Anne-des-Plaines), École secondaire Rive-Nord (Bois-des-Filion),
École secondaire Henri-Dunant (Blainville) et École
secondaire Lucille-Teasdale (Blainville).
Monsieur
Gingras a conclu en précisant que le problème n'en
était pas un de la jeunesse mais un de la société
adulte et que, bien qu'il ignorait si c'était le père,
le citoyen ou le député qui a pris la parole aujourd'hui,
il tenait plus que tout à participer en travaillant pour
et surtout avec la communauté.
* Centres d'aide et de lutte contre les agressions à caractère
sexuel
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