Un déconte de Noël
Le Chat peint de monsieur Chris Mastree
Mon rédacteur en chef, Pierre Guzzo, s'est mis renéemartel en tête d'offrir aux lecteurs du Cyberjournal SADP un petit quelque chose aux couleurs de la saison des Fêtes. Comme je suis plutôt impernoëlle (pas vraiment sensible aux réjouissances de Noël), j'ai refusé!...

Un chapin

Bon… J'ai vite changé d'avis… premièrement… parce que j'ai une hypopothèque à payer et deuxièmement… parce que Pierre est Italien, qu'il tue régulièrement la UNE et qu'il glisse souvent des phrases comme « pas demain, j'ai un shooting! » Il est probablement un mafiasco de l'alphabétiquetage qui s'en prend aux récalcitrantes comme moi! J'ai donc rappelé Pierre pour lui demander TRÈS poliment : « Mon cher rédacteur en chef que j'apprécie tant, que voulais-tu que je fasse au juste pour la période des Fêtes? »…. Il m'a répondu… Mais malheureusement…. Je n'ai pas très bien entendu… Probablement parce que la veille, j'avais prêté l'oreille à un sourd (n'essayez pas ça… les sourds n'entendent pas mieux après!). Comme je n'ai pas voulu faire répéter monsieur Pierre, je ne sais pas trop ce qu'il voulait au juste, j'ai cru comprendre « Je voudrais un con… de no… el… » … Il y avait trop de friture sur la ligne (Pierre était probablement en train de préparer du futon à la poêle).

Alors que voulait-il? Un comte de Nobel? Un compte de Noël? Un conte de Noël? À vrai dire… Je l'ignore! J'ai procédé comme Pierre l'aurait fait…. par élimination!

Bon, j'ai vérifié… et dans la hiérarchie nobiliaire, aucun comte n'a remporté le prix Nobel ou encore porte le nom et/ou prénom de Noël. Alors j'élimine!

J'ai contacté un membre de la Caisse populaire de l'Envolée… il n'existe pas de compte de Noël… Par compte, je peux ouvrir, en ce mois de décembre (mais pas le 25 parce la caisse est fermée), un compte dont les conflits d'intérêts sont à taux variables! Peut-être que Pierre veut que j'ouvre un compte à tous nos lecteurs! Hum… À bien y penser… peut-être pas… mais juste au cas, laissez-moi vos coordonnées!

Paniquée à l'idée de perdre mon poste de directrice de l'information et de journaliste… ce qui m'obligerait à me recycler en designer de for intérieur, j'ai fini par suivre le conseil de ma mère. Elle disait toujours : « Des 3 mots, choisis toujours le moins long! » Je vais donc y aller avec la famille: UN CONTE DE NOËL

Allons-y… mais je vous préviens… ça ne m'inspire pas grand chose… Si je pense à « Noël »… la seule chose qui me vient en tête, c'est l'astéroïde #1563 qui porte le nom de « Noël »… Ça fait pas des histoires fortes ça!

Bon je me lance…

Cette année-là, Noël tombait un vendredi 13! Quelle catastrophe pour les superstitieux fétichistes dont le hamster n'était qu'une sale souris qui refusait de manger les jours fériés... Moi qui devais avoir plusieurs faux mages à ma table pour la inuit de Noël et qui avais préparé mon célèbre conflit de canard, je me ramassai seule car ils rebroussèrent chemin, préférant rester dehors, avec la noire sœur. Je voulus crier par la fenêtre « Charles Attends! Tu finiras sans « home des neiges! » Mais je n'avais pas de fenêtre sous la main, juste une sale souris qui refusait de manger à la Noël (je tiens à préciser qu'il s'agissait d'un hamster femelle... j'imagine qu'on devrait dire une hamsterdame).

Les chandelles laissaient couler de la cire rose… j'étais seule avec mon chat pitre attablée à la table, me léchant le dedans du coude. Étant seule, je dus abandonner l'idée de danser le flamingo. Je repensais à ce que ma mère me disait toujours : « Neige en novembre, Noël en décembre sauf si c'est l'été ». Comme elle avait raison... Et c'est là qu'un chasseur égaré qui n'avait plus de nourriture et qui avait dû manger ses mitaines... (Ben non... pas Croque-Mitaine... Quand même... C'est une histoire de Noël... Coudonc... Suivez-vous?)... vint, à moins vingt, sonner à la sonnette de ma porte. C'était Chris Mastree, le militaire esquimau insomniaque le plus décoré de la Côte Noire. Il était aussi connu que Barrabas dans la pension. Mais quand il me dit ses exquis mots : « Bonsoir, je m'appelle Fermat et je suis le frère de votre amie Déborah Laporte-Barré », je sus tout de suite que, non seulement il ne disait pas la vérité, mais qu'il mentait!

Mine-de-Rien, mon matou rigolo, alla se lover contre lui, sentant le chat peint. Eh oui! Chris Mastree avait, avec lui, un chat peint qui le suivait partout et même où il allait. Au cours de la soirée, Chris m'avoua rêver d'un Noël blond... Je dus malheureusement lui rappeler que Paolo était plutôt grisonnant... et de plus, qu'il était heureux avec Diane même s'il chantait « Je m'appelle Paulette, je suis une tapette d'la rue Sanguinette »! Heureusement, il avait avec lui un chat peint et l'important... c'est toujours ce qui compte! Hamsterdame ne mangea pas, elle semblait complètement gelée.


FIN


VOILÀ... Si vous n'êtes pas contents... Il y a toujours les contes des mille et une inuits...

Joyeux Noël... Si vous prenez le volant, assurez-vous d'avoir une voiture et comme dirait ma mère : « Aime ton prochain et garde l'autre pour demain! »

 

Le Cyber journal SADP (www.cybersadp.com) - Tous droits réservés - 22.12.2007